Pourquoi aider les enfants à être autonomes même dans le jeu ?

Pourquoi aider les enfants à être autonomes même dans le jeu ?

Vous aussi vous ne comptez plus les fois où vous avez entendu votre enfant dire : « Non, c’est moi tout seul. »

Mais souvent c’est pour les actions du quotidien comme s’habiller, mettre son manteau, ses chaussures, vous savez, ces actions qui font exploser votre compteur de temps alors que vous êtes hyper pressés … 😅

Par contre quand il s’agit de jouer, chez nous, c’est tout le temps : « Maman, tu viens jouer avec moi ! »

Parfois, c’est possible mais le plus souvent c’est compliqué. Alors je culpabilise. Mais si en fait, c’était une bonne chose que je les laisse jouer par eux-mêmes ?

Le jeu autonome permet à l’enfant de tester ses capacités, de comprendre son environnement et de construire sa confiance.

De 0 à 3 ans, les enfants explorent, et l’autonomie passe d’abord par le corps.

Les variations sonores, les mouvements de couleurs, la diversité des textures permettent au bébé de mesurer ses aptitudes physiques.

Le jeu nourrit la motricité, la coordination, le tonus.

À cet âge, jouer seul quelques minutes est déjà une grande étape.

De 3 à 6 ans, c’est le début dans les jeux d’imitation.

L’enfant joue au docteur, à la maîtresse, au fleuriste, au cuisinier. Il reproduit le monde qu’il observe.

À travers cela, l’enfant :

  • développe son langage,
  • structure sa pensée,
  • apprend à gérer des émotions,
  • expérimente des rôles.

Et jouer seul dans un jeu d’imitation lui permet de prendre des décisions.

Mais les activités fournies aux enfants doivent être pensées et conçues pour permettre une utilisation autonome.

Parce que lorsqu’un jeu demande une heure de préparation aux parents pour seulement dix minutes d’action pour l’enfant, quelque chose se perd. Ce temps de préparation est une frustration pour tous. L’enfant est un simple assistant d’un jeu dirigé par l’adulte.

Par contre, attention, j’avais tendance à vouloir que mon enfant utilise le jeu comme il est prévu à l’origine, mais au final ce n’est pas grave si l’utilisation est différente. Même un gribouillis sur un papier est une forme d’appropriation. C’est le signe qu’il entre dans le jeu.

À partir de 7 ans, les règles prennent une place plus importante.

Les jeux d’imitation ont besoin de plus de réalisme, de règles, pour une immersion totale.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les règles ne brident pas la créativité. Elles la stimulent.

Elles obligent l’enfant à faire des choix stratégiques, à anticiper, à réfléchir aux conséquences de ses actions.

Mais dans cette quête d’immersion totale dans le jeu, des jeux qui étaient utilisés de façon ludique peuvent devenir un marqueur de réalisme. Comme des supports papier pour accompagner des mises en situation, l’enfant remplit les bonnes cases, structure le jeu pour respecter l’ordre des supports.

En dernier point, encourager le jeu autonome ne signifie pas disparaître.

Un enfant qui cherche une solution développe sa capacité à résoudre un problème.
Un enfant à qui l’on donne immédiatement la réponse perd cette opportunité.

Créer un environnement adapté, proposer des supports accessibles et laisser l’enfant s’en saisir librement est souvent suffisant. Et s’il n’y arrive pas, il viendra poser la question.

Et parfois, il suffit d’un support simple, pensé pour lui, pour que cette autonomie prenne racine.

Découvrir des activités à jouer en autonomie.

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